
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!!
Ceux qui ont survécu à ma critique d'Alan Wake savent ce que je pense des jeux de Vroom Vroom. On vit tout simplement à la meilleure période pour le fun décomplexé.
Dieu sait que j'aime les jeux même imparfaits qui tentent des expérimentations formelles ou diégétiques (tiens, c'est marrant, mon traitement de texte souligne ce mot en rouge alors que je suis à peu près sur de l'avoir appris à la fac) Mais force est de reconnaître que lorsqu'on tombe devant un spécimen aussi magnifique d'énergie kinétique (non là j'ai vérifié, c'est vraiment un vrai mot) on est obligé de s'incliner.
Ce jeu à le bon goût de reprendre les choses là ou Burnout Revenge les avaient laissés, oui , exactement là ou Burnout Paradise aurait dû se positionner. On retrouve donc le même système de progression: je me place dans les épreuves, je gagne des points, je débloque des voitures etc. Rien de bien nouveau sous le soleil donc excepté qu'aujourd'hui celui-ci tape vraiment sec...avec une paire de bottes coquées...dans le scrotum. En effet la principale nouveauté au niveau du gameplay est que vous n'utiliser plus votre caisse pour envoyer vos antagonistes dans le décor, mais directement le décor lui même pour l'envoyer sur vos antagonistes.
En effet tous les problèmes que vous rencontrerez dans le jeu peuvent-être résolu par l'application méthodique de larges doses d'explosifs.
Et là mon enfant intérieur dit « Ouiiiiiiiiiiiiii! »
De tous les éditeurs, je n'aurai jamais pensé que ce ce serait Disney qui m'apporterait les sensations de Gaming les plus viscérales de ces derniers mois. De plus cette variation de Gameplay si elle peut sembler être là juste pour éviter un procès, apporte une vraie touche stratégique à l'ensemble (enfin toutes proportions gardées), vous devez en effet connaître les chemins ou vous ne risquez pas de vous prendre une barre d'immeuble sur la tête, ou le créneau qui vous permettra de survivre à l'explosion d'un porte avion. Si, si je vous promet, ce genre de choses arrivent et on se sent vraiment pas pourri quand on a été plus malin qu'une bretelle d'autoroute qui se désintègre.
Le jeu à aussi en sa faveur une musique discrète mais efficace, qui a le bon goût d'appuyer vos actions. Là ou une BO à la Burnout vous plongeait plus dans une transe ludique, la musique vous permet réellement d'apprécier en les soulignant les tours de force que vous réserve le jeu.
L'ambiance visuelle est en parfaite adéquation avec un traitement des filtres de couleurs qui rappellent les Bruckheimer des 90's, des menus Scaleform derniers cri et un traitement série télé vraiment bien pensé faisant le lien entre les différentes épreuves. Chaque petite bande annonce pour
l'épreuve suivante fait réellement monter l'anticipation et permet d'aborder des circuits pourtant déjà connus avec un œil neuf.
Épique sans être décérébré, Split Second est un excellent investissement. Le genre de jeu que vous ressortirez encore avec plaisir l'année prochaine. Et l'année d'après...
Et l'année d'après.
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