dimanche 2 janvier 2011

Et sinon, vous vous souvenez de Dead Space?



OK, donc fini les conneries! C'est bien joli de tenter des trucs conceptuels comme jouer à Splatterhouse mais je peux aussi faire dans le constructif et rattraper mon retard vidéo-ludique.

Dégainons donc Dead Space à côté duquel je suis magnifiquement passé lors de sa sortie. Personnellement je blâme la pochette... Et le titre aussi. Dieu sait que j'ai eu mille occasions d'y jouer et que j'ai accueilli chacune d'elles par un bâillement et un haussement d'épaules. J'avoue être particulièrement réfractaire à la science-fiction horrifique dans les jeux mais peut-on vraiment blâmer l'homme qui a joué à Kileak: The Blood et à n'importe quel jeu avec Alien dedans?

Arpenter des couloirs et des ascenseurs et encore d'autres couloirs est un peu loin du niveau d'émerveillement que je recherche dans un divertissement.

Du moins c'est ce que je pensais.

En fait, il s'avère que je suis quelqu'un de superficiel et que, maintenant que la technologie peut faire des couloirs vraiment très convaincants et des ascenseurs avec des petites loupiottes holographiques dessus, je suis totalement prêt à me frotter au genre... Amoureusement.

L'atmosphère joue en effet pour beaucoup dans Dead Space, et celle-ci est ma foi magnifiquement rendue par des textures impeccables, des éclairages millimétrés et une ambiance sonore aux petits oignons.

De plus, la claustrophobie que je redoutais est souvent brisée par des escapades en extérieur, et il n'est pas rare de tomber sur une fenêtre vous rappelant que le monde ne se confine pas à votre bien aimé terrier et aux saloperies visqueuses qui rampent dedans.

Saloperies visqueuses qui, à défaut d'être très variées à ce stade de ma progression (environ 4h de jeu), ont le mérite d'être juste assez dérangeantes pour me faire pousser des petits cris de princesse quand l'une d'entre elles défonce une fenêtre sans crier gare.
A noter que, toujours à ce stade, je ne connais pas encore les tenants et aboutissants desdites saloperies visqueuses, mais qu'on se rapproche doucement mais surement d'une histoire à la Event Horizon et que ça me va très bien.

Seul danger à l'horizon lié à toute histoire basée dans un vaisseau spatial c'est qu'il va me falloir des couloirs de plus en plus jolis ou des monstres de plus en plus dégueus pour maintenir mon intérêt éveillé.

Je suis décidément très superficiel quand il s'agit de science-fiction, Tarkovskyi en a déjà fait les frais.

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