dimanche 2 janvier 2011

J'y ai joué exprès: SPLATTERHOUSE



Par principe, j'évite de me moquer des attardés mentaux, du moins pas devant eux. Ce n'est pas tellement de la grandeur d'âme, c'est juste que j'ai vu tous les Vendredi 13 et que je fais des réactions allergiques aux coups de machette. Il arrive cependant parfois un moment où il faut faire fi des conventions sociales et pointer du doigt en riant les auteurs de machins comme Splatterhouse.

Aaaaah, bénie soit cette période de vache maigre où on peut vraiment passer du temps a disséquer de petits cacas mal foutus comme Splatterhouse. C'est dans des moments tels que celui-ci qu'on peut vraiment tester ses limites de gamer masochiste. Je sais désormais que les miennes se situent à environ 5h de Splatterhouse (dont 3h de temps de chargement).

« 5h! » me direz-vous, « Voilà qui n'est pas rien! ». C'est vrai, voyez-vous, tel un amant abusif, Splatterhouse vous fait parfois croire qu'il vous aime avant de vous de vous remettre un coup de ceinture.

Splatterhouse est plutôt joli contrairement à ce que j'ai pu lire à droite et à gauche. Disons qu'à ce niveau de budget il est à la hauteur de ce qu'on peut espérer. Un peu comme Miss Rwanda où la Reine des Mousselines. Un peu comme une Fiat Punto en fait.

Il lui arrive également d'être drôle à des moments, enfin pas très drôle non plus... A vrai dire, au moment d'écrire ces lignes je ne me souviens pas forcément d'un truc drôle dans le jeu, mais j'ai un souvenir diffus d'avoir souri à un moment. Probablement les nerfs.

Ah et il y a aussi des photos de femmes à poil à collectionner cachées dans le jeu... Ce qui... Ce qui ne sert à rien puisque vous êtes sur internet en ce moment et qu'internet est composé à 99% de femmes à poil.

Voilà pour les points positifs... Ou pas négatifs... J'attends les résultats des tests mais je crois également pouvoir affirmer que ce jeu n'est pas cancérigène... Ou que du moins si il l'est vous n'y jouerez pas assez longtemps pour craindre quoi que ce soit.

Sinon, pour le reste on nage dans une gestion des collisions que n'aurait pas renié Ayrton Senna, une monotonie somme toute stéphanoise et un mauvais goût revendiqué (aaaah, presser X de manière répétée pour fister un gros démon avant de le retourner comme un gant... De bons moments je vous dis!)

Une question pour toi lecteur: est-il ironique de constater que le jeu est moins fun que les trois épisodes originaux datant de la PC Engine présentés en bonus sur le disque?

J'ai toujours eu du mal à définir l'ironie.

Ah et pendant que j'y suis, si les merdouilles de série Z pouvait foutre la paix à Lovecraft pendant un petit moment, je leur en serais très reconnaissant.

Merci d'avance.

Pour ma part j'ai supporté l'humiliation jusqu'au chapitre 10, et j'ai envie de dire « Ensemble brisons le silence! »

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