dimanche 1 août 2010

KANE & LYNCH 2 arrive bientôt pour prouver à tout le monde que KANE & LYNCH 1 était un grand jeu!



Alors que je m'étais doucement résolu à passer l'été à rattraper mon retard sur des jeux mineurs mais sympatoches (Darksiders on parle de toi là), la démo de Kane & Lynch 2 Dog Days est arrivée comme un coup de pompe violent dans mon coccyx usé de gamer.

Je n'ai jamais compris le flot de bile déversé sur le premier opus. Tellement pas compris en fait que laissez-moi deux minutes, le temps d'aller faire un tour sur Metacritics pour me remettre dans l'ambiance. Si vous avez un message urgent pour les gens de 2007...

Ayééé!

Quel voyage, les amis! Après avoir compulsé les différentes critiques de l'époque, je dois avouer que je suis un peu perplexe... La seule chose sur laquelle tout le monde s'accorde c'est sur un gameplay crapotteux. Et là je tombe un peu sur le cul parce que ma principale hantise est le grand méchant gameplay qui pue.

Encore aujourd'hui, je regarde sous le lit avant de me coucher et je laisse la veilleuse allumée. On n'est jamais à l'abri d' un Prince Of Persia: The Forgotten Sands.

Désolé, je pardonne, mais je n'oublie pas.

Tout ça pour dire que, si j'ai fini Kane & Lynch à l'époque, c'est que j'ai pas du trouver ça si affreux.

Ce dont je me souviens surtout c'est de l'ambiance vraiment immersive et de personnages qui avaient un sens. L'écriture, même si elle était perfectible, faisait planer sur le jeu un sentiment de fatalité que j'osais qualifier alors de rafraîchissant.

A y réfléchir alors que je tape ces lignes, je ne me souviens pas d'avoir ressenti depuis se sentiment de fuite en avant.

Donc non, moi pas comprendre.

En même temps peut-être faut il remettre les critiques dans leur contexte...

Voici donc pour nous rappeler ce que les gens aimaient bien en 2007, le top single de cette année:
Je vous laisse juges...

(Au fait les gens de là-bas m'ont demandé de vous souhaiter bonne chance pour la coupe du monde 2010, alors bonne... comment?...Oh!...Sans déconner?...Aïe!...Laissez tomber.)

Ce qui nous ramène à cette bonne vieille année 2010 et à Dog Days.

J'aime tellement le traitement graphique de ce jeux que j'envisage de l'emmener dans le Vermont et l'épouser.

Si l'influence de Michael Mann était palpable dans le premier volet, le traitement de l'image façon DV enfonce magistralement le clou. Les Lens Flares et le grain vidéo dans les passages plus sombres sont tout simplement parfaits.

Cependant le vrai tour de force dans Dog Days est la façon dont la violence est appréhendée. En effet si il peut paraître assez timide quand il s'agit de faire couler l'hémoglobine (les impacts de balles sont bien gentillets comparés à d'autres productions au même rayon) lorsque que quelque chose de potentiellement choquant se produit, Dog Days mosaïque l'image.

Et là, si j'avais pas un ordre du tribunal qui m'en empêche depuis Limbo, je me mettrais en haut de mon immeuble tout nu et je crierais au génie.

Enfin un jeu qui a assez confiance en mon imagination pour comprendre que peu importe comment une équipe de développement sait modéliser des tripes, mon petit cerveau saura toujours faire mieux.

Couplé avec le grain vidéo, cette "censure" conjure le souvenir des vidéos les plus dérangeantes que l'internaute moyen a déjà pu croisé et pose les bases d'un univers nauséeux et dérangeant mais aussi parfaitement immersif.

On en reparle à la sortie, personnellement j'ai hâte.

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